Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /Oct /2008 20:50
« Sous quelque angle qu'on le prenne, le présent est sans issue. »
Le collectif invisible, L'Insurrection qui vient.


Si l'idée d'un « guide » est quelque chose de rependu en des temps démocratiques, où rien ne doit rester secret, où tout doit être accessible, où tout néophyte doit pouvoir se prétendre connaisseur et savant, il reste important de noter la spécificité de tout guide « de survie ». L'idée d'un tel travail n'a de sens que dans monde en crise. L'idée d'un guide de survie ne peut germer que dans l'esprit d'une civilisation malade, dans l'esprit d'une civilisation qui sent sa fin approchée à grands pas. En fait, pourrait-on dire, notre monde sent déjà sa fin venir, et pressentant le choc d'un avenir incertain, il règne déjà autour de nous un certain parfum d'apocalypse.

 


Les alarmistes ont toujours existés, évidemment. L'homme a toujours aimer se faire peur, et penser sa propre fin, évidemment. La décadence est la plus vieille idée du monde, et cela fait tant de siècle que cela dure qu'on finit par se lasser de l'attendre... évidemment. Pourtant, il y a bien quelque chose qui rôde dans les esprits. La peur des cracks, de l'insécurité, du terrorisme, des virus, de la pollution, des extraterrestres, des abeilles tueuses, de l'anthrax, du bug de l'an 2000, de son voisin, de sa belle-mère, etc., révèle une angoisse certaine pour l'avenir. Ces objets n'ont évidemment aucun intérêt, ce sont tous des épouvantails que nous nous sommes inventés. En effet, tous se cherchent des objets sur lesquels fixer cette angoisse. Peu importe la nature de ces objets, ils ne fonctionnent que comme « structure défouloire », donnant au moins une satisfaction phobique aux individus qui trouvent là, durant un instant, un exutoire cathartique. Non, ce qui est intéressant, c'est le fond commun à tous ces objets, c'est-à-dire la nécessité de se faire peur et d'apprivoiser sa peur avec des fictions. Au-delà de ces angoisses ponctuelles et particulières, il y a certainement une angoisse de fond. Une angoisse informe qui, fonctionnant sur le modèle de l'intuition, structure aujourd'hui une vie qui se sent plus que jamais fragile.


Se poser la question de l'identité de cette fragilité c'est évidemment risquer de rentrer dans des débats sans fin sur ce que certains nommeront les « signes annonciateurs ». Ainsi, partout, nous entendons parler de certains délitements. Mais, à qui faut-il faire confiance ? Et d'ailleurs faut-il écouter ces alarmistes ?

 


Certains souligneront le délitement avancé et irrémédiable des institutions sous toutes leur formes. Qu'il s'agisse des institutions sociales, incapables de venir en aide à un peuple de plus en plus misérable ; qu'il s'agisse des instances éducatives, poumon de toute culture, qui deviennent une fabrique de la bêtise et une prison-garderie chargée d'occupée une jeunesse désenchantée ; qu'il s'agisse des institutions économiques et financières, qui n'ont jamais montrées autant de fragilité et une telle injustice assumée ; qu'il s'agisse des institutions politiques qui n'ont jamais montrées si peu d'idéaux et de convictions, et qui ne sont plus que le réservoir d'une ambition insane ; qu'il s'agisse des institutions policières et juridiques, qui agissent désormais ouvertement et impunément en total opposition avec la loi qu'ils sont sensés défendre ; etc., il est vrai que les arguments ne manquent pas. Il est vrai que les institutions elles-mêmes et surtout leur responsables, sentent bien ce gouffre de l'à venir. Le resserrement du pouvoir autour de l'exécutif, le déchaînement répressif... nous montrent que nous sommes déjà dans la logique des derniers expédients. Toutes les crises s'intensifient et s'accélèrent, toutes sont plus liberticides et violentes, toutes nous montrent l'impuissance des autorités.

 


Mais d'autres souligneront le délitement de nos points de maîtrise, réels et symboliques, sur la nature. Pendant des années, nous avons crus en notre pouvoir sur la nature, nous avons crus que nous en étions « maître et possesseur », mais l'inquiétude écologique nous montre, elle aussi, que cela n'était que fiction. Nous sentons que cette maitrise n'était que relative. La peur d'un déchainement soudain et incontrôlé de la nature, ou encore d'un déséquilibre de son harmonie et de sa stabilité, voilà ce que certaines voix nous serines depuis quelques temps.

 


Il en est encore, ce qui est plus intéressant du fait de sa généralité, pour souligner le délitement de l'espoir lui-même. Regardez, le vocabulaire qui nous entoure et que chaque jour nous entendons : alternance, altérité, altermondialisme... nous sommes dans une logique de l'Autre assumée. Partout, sous des formes divers et variées, les peuples, les individus, les représentants, appellent à un « autre chose », un « autre monde ». Que cela soit le point de vue écologique, économique, politique, technique, spirituel, moral... tous demandent un changement et l'attendent. Partout raisonnent les appels : appel à la violence, appel à la révolte, appel à la destruction... partout nous sommes invités à passer à l'action. Là, nous n'en sommes plus au stade du « pressentiment », de l'interprétation contestable et contestée, nous sommes dans l'attente même de ce changement. Et il est intéressant de noter avec ces alarmistes, que peu importe la forme que prendra le changement. Peu importe les motivations et les résistances, il semblerait que nous soyons les premières victimes de notre monde, et que nous rêvions d'en finir avec lui. Le présent est mort pour nous et nous le savons. La démultiplication des guides « de survie » n'est plus en cela un signe annonciateur, c'est un signe d'une conscience claire d'un avenir mort pour nous.

 


En fait, chercher des signes, c'est déjà connaître la fin. Et, pourrions nous dire, à chacun ses signes, car à chacun sa fin ! Au milieu de toutes ces voix, nous pouvons y voir tout et rien. Pire, chaque interprétation de la « Fin » se voit dénoncée et remise en cause par des « explications », par la mise à jour des causes d'une telle angoisse. Et là encore, les débats font rage... Certains nous parlerons de causes socio-politiques. Ils nous dirons qu'il n'y a là qu'une manipulation cachée, une volonté de créer la peur pour mieux dominer et diriger cette multitude à laquelle on ne fait que parler de liberté (voir les travaux de Chomsky). Plus simplement, d'autres nous dirons qu'elle est une conséquence d'un monde social en crise, où les rapports de travail n'étant ni justes ni égalitaires, une domination pousse à colère et à la révolte. Certes, il est vrai que les mouvements anarchistes réapparaissent après un siècle de sommeil, il est vrai qu'une insurrection devient inévitable, et il est encore vrai que les mouvements sociaux deviennent aussi violents qu'incontrôlés... oui, la foule est hystérique! Des explications, toujours des explications. Qu'elles soient existentielles, religieuses, psychanalytiques, etc., les explications n'ont jamais manquées.

 


Alors, que dire ? Une chose et une seule : toutes ces interprétations, explication, justifications, dénonciations... doivent être abandonnées. Toutes sont trop partielles et partiales pour nous être d'une quelconque utilité. Tout cela est d'autant plus inutile, qu'en ces temps d'ordre mondial nous le savons, ce qui nous guette cette fois-ci c'est le désordre mondial. Nous n'inventons rien, tout cela a déjà écrit ! Il suffit de relire John Campbell, un auteur méconnu de science-fiction, qui est pourtant celui qui a pourtant donné à Asimov ses fameuses trois lois de la robotique, pour voir dans ses nouvelles post-apocalyptiques, le double talon d'Achille de la modernité : le machinisme et la sur-division sociale du travail.

 


Certes, jamais une société ne fut aussi opulente et aussi productive, mais jamais une société ne fut en retour aussi fragile. La triste vérité est la suivante : nous ne savons plus rien faire. Nous ne sommes plus autonomes ; jamais nous n'avons été aussi dépendants de ce qui nous entoure. Le moindre dérèglement, et nous voilà incapable d'effectuer les tâches les plus simples, et même tout simplement incapable de survivre. Regardez ce qui est dit dans les films catastrophe depuis quelques temps, la formule « retourner à l'âge de pierre » est devenu un véritable leitmotiv (voir notamment, Die Hard 4 ou encore Los Angeles 2013). Emettez l'hypothèse d'attenter à un détail de notre système (l'électricité, l'informatique, l'information...), le voilà si fragile qu'il semble s'écrouler dans son entier. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous paniquons à l'idée d'en être privé. Nous savons fabriquer de l'électricité avec des centrales nucléaires, mais si demain tous les ingénieurs meurent, savons-nous seulement faire du feu ? Nous le savons tous, notre interconnexion implique la solidarité: les états, les banques... trouveront toujours chez l'autre un soutient. Mais, le jour où tous nos sommets, tous nos colloques, toute notre volonté n'y feront plus rien, le jour où toute notre organisation et nos gardes-fous tomberont, alors c'est le pouvoir humain lui-même qui aura cessé. Comme le souligne Max Brooks dans World War Z, dans la société postindustrielle, fondée sur une économie de service, est si hautement complexe et spécialisée, que chaque individu ne peut travailler que dans l'espace étroit d'une structure compartimentée. Que deviendra un consultant, un représentant, un commercial... quand le monde s'écroulera ? Le fait est qu'une grande majorité de la population est condamnée au moindre frémissement de la structure sociale, car très peu ont une force de travail et les connaissances utiles à la survie (de soi et du groupe).

 


Mais, il y a un autre point faible dans la modernité. Un point que Campbell n'avait pas vu. Cette troisième fragilité, elle aussi largement soulignée par Max Brooks, c'est la gloire de la modernité elle-même: la mondialisation. Nous avons fait le tour de notre monde, et tous nous sommes connectés. L'information circule en quelques secondes d'un bout à l'autre du globe, les marchandises, les personnes, en quelques heures. Qu'on le veuille ou non, il n'est plus de frontières physiques. Les seules frontières sont celles des institutions, et nous savons qu'elles sont largement poreuses. Qu'est-ce qui empêchera une révolte, un virus, une panique... de se répendre ? Rien. Nous le savons, il n'y a plus de lieu ou se cacher. Quand la chute se produira, quelque part, tel un enchaînement de dominos, les nations s'écrouleront les unes après les autres, et il n'y aura nulle place où se cacher, nul part où attendre.

 


Plus qu'une conscience de la fragilité ou de la finitude, ce qui domine la modernité, c'est la pensée du tout ou rien. La modernité a ressuscité la peur de l'an mil, et cela nous étreint depuis la guerre froide et la possibilité de son apocalypse nucléaire. Plus que jamais nous croyons à ces années « de grâce » car plus que jamais nous connaissons notre avenir. Alors, la survie, devient une fin possible. Au milieu de notre débauche de bien-être, au milieu d'un monde de pur désir, le besoin primaire, les aspects les plus utilitaires, et les questions de « sureté naturelles » réapparaissent. Face à l'incertitude d'un futur que l'on sait nécessairement chaotique au niveau mondial, la question de la survie dépasse celle du plaisir et de la jouissance. Mais, qu'est-ce que « la survie » ? Elle est la question du rapport entre l'homme et son milieu, selon la seule lumière de la nécessité. C'est la question de la détermination, de la saisie de l'essentiel. Comme question, elle est l'occasion d'un point sur soi, sur sa nature et sur ce qui doit-être. Elle est le lieu d'un recueillement et d'une relativisation de la menace.

 


Par Грэнко Нэкровыч (Grenko Nekrovitch)
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Commentaires

Je n'ai pas tout lu pour l'instant, et j'imagine que je verrai ,par la suite, des réponses au fil de la lecture. Enfin étant donné le travail imposant qui est présenté sur ce site, autant me lancer ! Vous abordez des questions vraiment intéressantes sur la survie, sur le monde et sur notre finalité. Je pense à cet article récent du Courrier International, sur les cultures en voie d'extinction : est ce que tout va s'unir au fur et à mesure que nous nous représentons comme un seul bloc, pour finalement éclater comme un autre big bang à l'échelle de notre planète? Et concernant la survie, n'est elle pas liée aussi à nos désirs? Je n'ai pas vécu la guerre, je n'ai pas vécu grand chose : est ce que je ne chercherai pas un combat à mener à travers l'idée de survie ? Je ne sais pas ce que nous sommes vraiment, mais je penche généralement pour un cousin éloigné du virus : car comme eux nous nous multiplions et réduisons notre milieux naturel en tas de cendres, jusqu'à ce qu'il nous reste rien. Et l'île de Paques n'est qu'un commencement à ce processus vers lequel on tend depuis le commencement.
Commentaire n°1 posté par enos1950da le 05/01/2009 à 12h01

Unabomber a écrit une chose intéressante dans son Manifeste, que je cite:

"Lorsque les individus n'ont pas à se préoccuper de leur besoins physiques, ils se proposent des buts artificiels. Dans de nombreux cas, ils mettent dans la poursuite de ces oibjectifs la même fougue et la même implication affective qu'ils auraient mises dans la satisfaction des nécessités de la vie, s'ils y avaient été contraints [...]. Nous utilisons le terme "activité compensatoire" pour désigner une activité dirigée vers un objectif artificiel que les gens se donnent simplement pour avoir un but dans l'existence, ou plutôt pour le semblant d'accomplissement qu'ils retirent de sa poursuite. [...] La société industrielle contemporaine n'exige qu'un effort minime pour la satisfaction de nos besoins physiques. [...] Les seules exigences sont un minimum d'intelligence et, par-dessus tout, de la SOUMISSION. Si quelqu'un en est pourvu, la société le prend en charge du berceau jusqu'à la tombe. Aussi n'est-il pas étonnant qu'on rencontre de nombreuses activités compensatoires dans la société moderne. [...] Pour beaucoup, si ce n'est pour la majorité des gens, les activités compensatoires procurent moins de satisfaction que la poursuite de buts authentiques."

La nature semble-t-il nous a programmés pour un certains nombres de tâches, et pour un certain mode de vie. Attention, en disant cela je ne suis pas défenseur d'un nietzschéisme ou d'un freudisme disant que l'Homme est un animal avant d'être une intelligence, et de défendre ces pessimistes qui voudraient faire régresser l'Homme à l'animal. Bien au contraire, je pense que nous sommes programmé pour vivre au-delà de la sphère animale dans des sociétés organisée et rationnelle. Mais, le fait est que le suis d'accord avec Unabomber sur ce point, la société moderne n'est plus organisée et rationnelle, et surtout elle ne répond pas à la réalisation de notre nature.

Elle nous propose certes des divertissements, des compensations, elle nous donne des buts plaisants à suivre, mais cela ne prend pas: nous savons que tout cela ne nous convient pas. La société d'ailleurs ne s'y trompe pas: regardez ses production culturelles actuelles: films d'action, jeux vidéos de guerre et de combat, musique rebelle et revendicative, univers de compétition sportive violent... elle propose des lieux défouloirs, où notre frustration peut s'exprimer.

Mais est-ce vraiment notre frustration qui s'y exprime? N'est-ce pas aussi un certain "besoin"? Nous qui avons été jadis, chasseurs, cueilleurs, explorateurs, constructeurs... nous avons connu une vie différente, où répondre à nos besoins était une vraie lutte contre la nature, et dont il se dégageait certainement une vraie satisfaction à œuvrer.  Le sens premier est perdu, il ne reste que de faux buts, que nous nous inventons et qui nous ennuient. L'Homme, semble-t-il est fait pour une autre société que celle des désirs sans grandeur. Au XIXe siècle apparu ce même sentiment de désœuvrement face à la fin du monde napoléonien. Aujourd'hui il porte le nom de dépression, et c'est d'ailleurs ce que dit Tyler Durden: notre grande dépression à nous c'est notre vie. C’est d’ailleurs ce que l’on retrouve dans le livre de Max Brooks, World War Z, où il décrit la situation de ces hommes d’affaire qui ont du retourner au travail (un travail rude, physique et communautaire). Il est intéressant de noter que, selon lui, les hommes retrouvent goût à l’existence dans ce type d’effort. La nature nous a programmés pour une lutte, pour le danger, pour le travail, pour le dépassement de soi... Penser un monde de l’après, et du besoin, c’est au fond se donner l’occasion de penser un monde qui nous correspond plus que le monde du désir (tel qu’il existe aujourd’hui du moins). 

Réponse de Грэнко Нэкровыч (Grenko Nekrovitch) le 10/01/2009 à 02h01
Si je vous suis bien vous pensez que nos besoins ont étés viciés par la societé moderne, et que nos désirs simple ne sont pas la solution, et enfin que nous en sommes tout à fait conscient. A première vus on pourrais se demander pourquoi? Est ce le désir de poursuivre le rêve d'une civilisation utopique ou est ce la peur et l'angoisse des anciens, nous poussant toujours plus vers le désir de progresser ? Ou biens tout ceci n'a rien d'originel, et depuis que nous sommes capable d'avoir le CHOIX entre une vie de désirs superflus ou de la recherche d'une sagesse, nous nous rechignons à prendre le plus facile ? Est ce une limite des réeles compétences de l'Homme ? Est on en droit de penser que cette opposition qui se retrouve dans chaque actes de l'Homme (l'excès ou le défaut par exemple) et les décisions que nous prendrons vis à vis de celle ci est ce qui va vraiment donner un sens à notre vie ? Moi ça me paraît plausible, puisque je ne suis pas persuadé que les limites que sont la morale et l'ethique, par exemple, renferment en eux une vraie réponse et donc que si on cherche la réponse, on peut imaginer qu'elle dépasses ses 2 exemples.
Commentaire n°2 posté par enos le 10/01/2009 à 05h06
Bon, je n'ai lu que cet article pour l'instant, mais il porte déja beaucoup à débat. Au sujet de la différence entre : -besoins faciles, défouloirs approuvés par la société, etc -véritable recherche de la sagesse, etc, en vous lisant on pourrait comprendre que "les anciens", qui devaient se confronter à la nature plus que nous, qui avaient des besoins qui pour être assouviee nécessitaient des tâches plus rudes avaient donc une satisfaction plus "réêlle", plus vraie, pas artificielle comme celles que la société nous laisse avoir. Or, lorsque les hommes devaient chasser le gibier pour manger, ou dans un autre siècle travailler comme des forcenés de leurs mains pour nourrir leur famille, ils méritaient certes leur satisfaction de la tâche accomplie, mais ils n'avaient absolument pas le temps de se consacrer à la recherche de la sagesse, ou encore de la vérité ou du véritable bonheur (au choix, mais ceci est un autre débat). Ainsi je ne sais pas si répondre à des buts simples soit une fin en soi, même lorsque les temps étaient plus durs pour nous. D'autant plus que à priori, rien ne nous oblige à passer notre vie entre notre travail inenrichissant et les activités superficielles que propose la société. Justement, avec tout ce temps de gâché, pourquoi ce ne serait pas libre à nous de le consacrer à la recherche de la sagesse, de buts existentiels ? Evidemment on aurait plus le temps de s'y consacrer dans une éventuelle société utopique, mais nous avons tout de même déja un peu ce temps, mais nous ne le mettons pas à profit (désolé d'utiliser ce vilain mot^^). Le problème est également que, lorsque les hommes s'imaginent un monde dans lequel la survie serait l'enjeu premier, ils s'imaginent presque automatiquement survivre pour pouvoir dans un futur proche ou lointain, reconstruire et recommencer. Différemment certes, ils auraient le désir de recréer une société différente de celle qu'ils ont connu et de celle dans laquelle ils auraient eu provisoirement à survivre. Cependant ducoup la survie et les besoins essentiels ne seraient pas une finalité, un état ou l'on aurait une raison d'exister (ducoup en plus on se demanderait pourquoi survivre ? pourquoi ce besoin ? et une des réponses seraient certainement : pour construire un monde meilleur, encore une fois!) mais plutot un état d'espoir. Suivant cette hypothèse l'homme tournerait en rond. Bon je commence à fatiguer. Sinon voila, tout ca ce n'est pas pour vous contredire, au contraire, mais plutôt pour mettre le doigt sur certains points qui portent à élargir le débat. Pfiou j'avais plus fait de philo depuis la terminale, c'est plaisant.
Commentaire n°3 posté par Saugom le 19/02/2009 à 00h23
Bonjour,

Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

La Page No-13: SODOME ! THÉORÈME DE SODOME

LES MATHS DU PLAISIR ?

Cordialement

Clovis Simard
Commentaire n°4 posté par (Clovis Simard,phD) le 06/03/2011 à 00h00
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