Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 09:37


Source: Guide de survie de Max Brooks.

A voir:  Cheritonfilms ; Bad ideas films ; Bananna Prod.
Par Грэнко Нэкровыч (Grenko Nekrovitch) - Publié dans : Préparatifs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 14:39
Nous savons donc que le zombi est un mort qui marche, de l'inerte qui est en même temps automoteur. Nous savons que cette marche est celle d'une errance, mais attention, cette errance cesse toutefois à un moment: à partir du moment où une cible potentielle est détectée.


« Les zombis sont des organismes migratoires, n'ayant aucune notion ou concept de territoire ou encore de foyer. Ils voyageront sur des kilomètres, et même si on leur laisse le temps, à travers des continents entiers à la recherche de nourriture. Leur schéma de chasse est aléatoire, se nourrissant par exemple aussi bien de jour que de nuit. Aucune zone ne sera identifiée comme potentiellement emplie de proie, ils découvriront par hasard ce type de lieu ne se dirigeant jamais volontairement vers quelque chose de ce genre. Par exemple, au sein d'un même groupe, certains il a été remarqué que certains dirigent vers des fermes, ou une autre structure rurale, tandis que d'autres passent à côté sans même y jeter un regard. Pourquoi les zombis sont-ils plus présents dans les villes? Tout simplement parce que ce type de zone (une zone urbaine) demande plus de temps pour être explorée. D'ailleurs, nul bâtiment n'attirera plus son attention qu'un autre. Les zombis ont l'air d'être totalement inconscient de ce qui peut potentiellement faire leur milieu. Par exemple, ils ne déplacent jamais leur regard dans une direction qui pourrait potentiellement leur donner une information utile. Ils se traineront silencieusement, errant sans but et sans considération pour leur milieu, avec un regard tourné vers une seule partie de l'horizon, en attendant qu'une proie apparaisse dans leur champ de vision. Comme nous le disions plus haut, les morts-vivants possèdent une incroyable détermination lorsqu'il visent une proie se trouvant en un lieu précis. Une fois le contacte établie, de l'automate indéterminé et silencieux qu'il était, le zombi passe à quelque chose de proche d'un missile guidé. La tête se tourne immédiatement en direction de la victime. La mâchoire s'affaisse, les lèvres se rétractent et, des profondeurs du diaphragme, s'élève le mugissement caractéristique. Une fois le contacte établi, les zombis ne peuvent être distraient en aucune façon de leur but. Ils continueront ainsi leur interminable poursuite jusqu'au moment où, ils perdront tout contacte avec leur proie, réussiront leur attaque ou encore seront tués. »

Max Brooks, The Zombie survival guide, Livre I, Chap. 2, § 8 : "La Motivation".

Traduction Грэнко Нэкровыч.


Nous disions, qu'à la différence de la momie qui marche déterminée vers un but qui lui est imposé par nature, le zombi lui erre. Attention toutefois, le zombi lui aussi connait un but: le fait de dévorer des vivants. Nous gardons, pour le moment, de côté toutes les questions du pourquoi, du qui et du comment, qui déterminent cet appétit, voyons simplement le mécanisme même que cela impose au zombi. Il erre jusqu'au moment où une cible apparaît. Cela signifie qu'il est mû par le hasard et par une loi.


Une loi s'impose par nature au zombi. Il est soumis à une loi et une seule, qui organise et structure tout son comportement: la recherche d'une cible à dévorer. Il y a là une détermination visiblement instinctive qui ne s'active qu'au contacte de la cible. Comme Max Brook nous le dit, il y a errance jusqu'au moment où le zombi par hasard voit une cible potentielle. Il est donc, comme nous le disions, partiellement « inerte » dans son mouvement : il suit un mouvement rectiligne et uniforme (tel un pur mobile suivant le principe d'inertie) jusqu'au moment où la fin naturelle du zombi apparait. Attention, cela signifie que tous les obstacles que peut rencontrer le zombi sont non perçus comme tels. Ils agissent à la manières de causes extérieures (forces) qui s'impose à lui. Le milieu le détermine sans qu'il prévienne potentiellement le choc que cela pourra causer. Il trébuchera sur un corps sans vie, il s'écrasera contre un mur, etc., sans qu'il y ait « prévention » de sa part (cela bien évidemment sera rediscuté plus loin). Il ne cherchera à contourner l'obstacle qu'une fois celui-ci rencontré. Évidemment, l'emplacement de l'obstacle et le choc qu'il produit déterminent l'orientation nouvelle du zombi.


Ainsi, si une loi s'impose au zombi, avant son activation ou son déclenchement, cette loi totalement absente du corps putride ne laisse place qu'au pur hasard. Il n'y a donc pas de prévention ou de réflexion en ce qui concerne la fin et les moyens pour l'atteindre, nous sommes ici dans le pur instinct.


Qu'est-ce que l'instinct? Par instinct, il faut comprendre les moyens donnés par la nature à un être pour accomplir une fin qui lui est aussi imposée par nature. Ce moyen n'est pas conçu de façon réflexive, il n'est appliqué que par le corps qui fonctionne alors de sa propre initiative. Voyons ce que Rousseau nous dit de l'animal:


« Je ne vois dans tout animal qu'une machine ingénieuse, à qui la nature a donné des sens pour se remonter elle-même, et pour se garantir, jusqu'à un certain point, de tout ce qui tend à la détruire, ou à la déranger. [...] La nature seule fait tout dans les opérations de la bête, [...] [elle] choisit ou rejette par instinct [...]. Ce qui fait que la bête ne peut s'écarter de la règle qui lui est prescrite ».

J-J. Rousseau, Le discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Part I,.


L'instinct est une détermination automatique qui tel un programme, suit sans réflexion et médiation un but donné. L'instinct détermine deux choses : ce qui est fin visée et comment cela doit être atteint. Il y a là quelque chose de mécanique qui est à la fois inconscient et incontrôlé (ce qui pose le problème de tout dressage, voir cela plus bas). Cette loi est connue intuitivement par le sujet. Un sentiment tel que la faim, par exemple, impose un comportement préformé qui se comprend sur le modèle stimulus/réaction, c'est-à-dire est continué par un autre sentiment d'une fin à atteindre. Une telle réaction délaisse toute idée d'intelligence, de calcul ou de pensée. Il y a là une action purement réflexive, c'est-à-dire ne nécessitant aucun passage par le cerveau pour se déterminer. Certes, le cerveau est nécessaire pour organiser et coordonner la réponse (la marche), mais il ne détermine pas la fin, il ne fait lui-même qu'y réagir.


Ainsi, le zombi est parfois déterminé mais jamais autodéterminé. Une nature mécanique se joue en lui, et plus que jamais, les données de toute psychologie béhavioriste semble s'appliquer. Le zombi est pure « réaction », il n'a aucune volonté, liberté ou spiritualité. Il est un pantin, un automate sans volonté ou libre-arbitre. En cela, sa démarche est comparable à celle de la momie, mais dans le seul cas où sa cible est trouvée et identifiée. De plus, à la différence de la momie, cette détermination est purement matérielle ou naturelle, en ce sans que tant qu'il n'a pas « vu » sa cible, il ne sait où aller. La momie, elle une fois ressuscitée sait où sont ses victimes (du fait d'un principe transcendant qui la guide).

Par Грэнко Нэкровыч (Grenko Nekrovitch) - Publié dans : Cryptozoologie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus